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Archives pour la catégorie ‘Excursions’

Islande : les icebergs de Jökulsarlon

19 octobre 2011

Au sud du Vatnajökull (lire l’article sur le Vatnajökull), les glaciers s’approchent courageusement de l’océan, ou l’air est plutôt doux, du moins en été. Ainsi radoucis, les glaciers se mettent à fondre, ce qui forme un lac glaciaire. Lorsqu’il fond, le glacier déjà torturé par de multiples crevasses va se briser : des blocs de glace plongent alors dans le lac puis se laissent emporter, au gré des flots, jusque vers l’océan.

Situé au bord de la route 1, le Jökulsarlon (prononcer :  yeukuls-artlone) est un lieu très touristique où l’on peut venir admirer des milliers d’icebergs bleutés quitter leur glacier paternel, pour lentement se diriger vers l’océan. Mais pour avoir la chance de le rejoindre, il faut réussir à s’échapper du lac le plus profond d’Islande, d’une profondeur maximale de 260 mètres, soit plus de 80 étages ! Y parviendront-ils ? Malheureusement, beaucoup s’échouent sur les bords du lac et disparaissent avant même d’avoir pu voir la mer…

Certains icebergs sont zébrés : ces rayures noires sont des couches de cendre volcanique. Ça me faisait penser à une bonne glace stracciatella ! Bah, quand on est gourmand…

Mais pendant que les icebergs se laissent doucement bercer par les eaux, des otaries et des phoques remontent le courant jusque dans le lac glaciaire, et il n’est pas rare de pouvoir les observer, à condition d’avoir une paire de jumelles avec soi. Cependant, ne vous attendez pas à voir des otaries vous faire un spectacle avec des ballons : seule une petite partie de leur frimousse dépasse de l’eau.

En cet endroit calme et féérique, laissez libre cours votre imagination ! Dans chaque iceberg se cache un objet, un animal : tantôt un canard de glace, tantôt un dauphin aux reflets bleutés…

Excursions

Islande : Svínafellsjökull

17 octobre 2011

En Islande, j’ai vu un super tee-shirt qui résumait assez bien la diversité des paysages qu’on peut y trouver : ça disait approximativement que l’Islande était sans doute le seul pays où, dans la même journée, il est possible de voir l’océan, un geyser, un volcan, d’impressionnantes chutes d’eau et un glacier ! Je sais, je me répète. Mais en parlant de glacier, nous y voilà. Nous sommes dans le Parc National de Skaftafell (prononcer :  skav-ta-vetl), situé au sud-est de l’Islande. L’immense glacier qui y règne est grand comme la Corse et atteint 1000 mètres d’épaisseur, ce qui fait de lui le plus grand glacier d’Europe ! Avec cette large superficie, le Vatnajökull (prononcer :  vatnayeukutl), c’est son petit nom, offre de multiples possibilités aux plus curieux pour partir à l’assaut des différentes langues glaciaires qui le composent et qui s’avancent presque jusqu’à l’océan. Nous voilà donc partis pour une balade de 4 heures sur le Svínafellsjökull (prononcer :  svinafetls-yeukutl), dont le nom signifie : « glacier de la montagne des cochons », ladite montagne étant sur la rive gauche du glacier. Évidemment, ce genre de randonnées ne se fait qu’en étant accompagné par un guide agréé et avec du matériel adéquat : piolet et crampons.

Le guide nous l’a avoué : dans notre cas, le piolet c’est surtout pour les photos !

Certes, le piolet ça fait classe, mais on ne sait jamais : la surface du glacier est tout de même entaillée d’une multitude de crevasses pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres de profondeur ! Le piolet pourrait alors être utile pour se ressortir d’un tel piège… Surtout qu’un glacier, ça bouge, c’est comme une rivière qui s’écoule. Selon la topologie du glacier, sa vitesse d’écoulement peut atteindre plusieurs dizaines de mètres par jour ! Le Svínafellsjökull, lui, se contente d’un glissement quotidien d’un mètre, ce qui est déjà assez difficile à imaginer. Surtout quand on est dessus…

Mais comment un glacier peut-il se déplacer ?
Tout simplement par l’effet de la gravité : n’étant pas attaché à la roche sous-jacente, le glacier est inéluctablement entrainé vers le bas du fait de son propre poids. L’épaisseur de la glace joue aussi un rôle non-négligable : la pression en profondeur est si forte que la glace se transforme en une sorte de sirop visqueux qui permet au glacier de mieux se mouvoir.

Et ces crevasses, comment se forment-elles ?
Lors de l’écoulement, la glace proche des bords est retenue par la paroi de la montagne ou des blocs rocheux. La vitesse de déplacement n’est donc pas la même partout : la glace subit alors des contraintes très fortes et finit par casser, provoquant des crevasses parfois profondes de plusieurs dizaines de mètres !

Comment se forme un glacier ?
Ce qui différencie la neige de la glace, c’est que la neige contient de l’air et, de ce fait, est beaucoup moins compacte que la glace. À la base, un glacier n’est rien d’autre qu’un tas de neige. Mais sous le poids de la neige, l’air qu’elle contient est chassé, transformant alors la neige en glace.

Et la couleur bleue, d’où vient-elle ?
C’est une propriété physique de la glace très compacte. Là encore, c’est une histoire de pression : plus la glace est compacte, moins elle contient d’air et plus elle est bleue.

Et cette poussière qu’on voit sur les photos ?
Le Vatnajökull semble n’être qu’une immense étendue de glace, calme et paisible. Sauf que sous cette glace se cachent plusieurs volcans, dont un parmi les plus redoutables d’Islande : le Grímsvötn. Les poussières sur la glace sont les vestiges de ses récentes éruptions, la dernière datant de 2011…

Excursions

Islande : canyon de Fjaðrárgljúfur

5 octobre 2011

Arrivés dans notre chambre d’hôtes près de (inspiration) Kirkjubæjarklaustur (prononcer :  kirk you baille yar kloïsteur), la tenancière nous indique qu’à 2 km de là se trouve un petit canyon assez joli à voir. Nous posons nos affaires, mangeons un morceau (chips, salami, gouda) et on se partage un pot de skyr ! Je ne pouvais pas revenir d’Islande sans avoir gouté à ce « yaourt » typique, secret de la longévité des islandais. Et j’ai trouvé ça très bon !

Après cet petit encas équilibré, nous partons affronter le vent sur les 2 km qui nous séparent du fameux canyon, en se disant que, au pire, ça nous ferait une balade digestive. Mais une particularité géologique qui paraît banale pour les islandais peut tout à fait être assez impressionnante pour nous. Le Fjaðrárgljúfur (prononcer :  fia-thraor-gliou-feur, avec un -th à l’anglaise, comme dans this) est un canyon long d’environ 2 km, profond d’une centaine de mètres. Un glacier en amont a fondu, formant ainsi un lac glaciaire. Un verrou rocheux a empêché l’eau de ce lac de s’écouler dans la vallée en aval et le niveau du lac est monté jusqu’à ce que l’eau passe de l’autre côté du verrou rocheux, commençant alors un long travail d’érosion de la roche et créant ce magnifique canyon.

Les conditions météo n’étaient vraiment pas favorables à une balade, mais nous sommes tout de même montés jusqu’à l’entrée du canyon tellement le lieu nous a plu (du verbe plaire, bien sûr !).

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Islande : fissure éruptive d’Eldgjá

5 octobre 2011

La fissure éruptive d’Eldgjá (prononcer :  eldguiao) est un système volcanique long d’environ 50 km, qui s’étire entre deux glaciers, le Mýrdalsjökull (prononcer :  mérdalsyeukeutl) et le Vatnajökull (prononcer :  vatnayeukeutl). Cette fissure serait entrée en éruption en 934 et est la deuxième éruption la plus importante jamais découverte en terme de quantité de lave émise, avec une estimation de 19,5 kilomètres cubes. Aujourd’hui, Eldgjá n’est plus qu’une large fissure de 600 mètres de large (à son maximum) avec une rivière qui passe tranquillement son chemin, parfois dérangée par d’importants éboulements de roches. Sa profondeur la plus importante est de 270 mètres. Ne vous attendez pas à voir de la lave en fusion là-bas : ça fait belle lurette que tout est solidifié.

La balade au fond de la faille n’a rien d’extraordinaire en soi : on a un peu l’impression de se promener dans une vallée entre deux montagnes, très ventée. J’ai connu des vents très violents en Écosse (lire l’article sur l’ascension du Ben Nevis), mais en Islande j’ai connu des vents pires ! D’ailleurs, les rares oiseaux présents ici ont des pattes dimensionnées en conséquence.

Au bout du sentier de randonnée, on découvre la double cascade d’Ófærufoss (prononcer :  aufailleruvoce) qui, elle, mérite le détour. Lorsque la fissure s’est ouverte, le cours de la rivière a tout simplement été coupé en deux : l’eau tombe maintenant dans la faille via cette cascade à deux étages.

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Islande : ascension du Bláhnúkur

5 octobre 2011

Le mont Bláhnúkur (prononcer :  blaonoukeur) est situé dans la région de Landmannalaugar. Culminant à 945 mètres, il offre un spectaculaire panorama aux courageux qui se lancent sur le petit sentier menant à son sommet, avec un dénivelé de 340 mètres. Le départ se fait depuis la zone de camping, en direction du sud. Il suffit de suivre les panneaux… Une fois qu’on les a trouvés ! Après avoir franchi le ruisseau grâce à un petit pont de bois, on bifurque à droite et on entame l’ascension, sur la crête. Ça grimpe assez fort, sur de la roche rhyolitique gris-vert assez friable. En prenant rapidement de l’altitude, nos yeux découvrent vite un panorama coloré, presque bariolé. On pourrait croire qu’un géant est venu peindre ces montagnes, remettant le choix des couleurs au hasard. Du gris, de l’orange, du vert, du noir, du jaune, du blanc, du bleu et un peu de rouge. Au sommet, la vue est tout simplement extraordinaire. Des volcans et des coulées de lave, des plaines et des rivières, des montagnes et des glaciers. Telle est notre récompense !

Il est maintenant temps de redescendre, par l’autre versant. Après avoir descendu une forte pente assez glissante, nous trouvons une aire de pique-nique idéale : calme complet et soleil. Nous mangeons rapidement quelques plats préparés déshydratés. Un peu d’eau chaude du thermos magique, et voilà des délicieuses pâtes à la napolitaine toutes chaudes ! On aurait pu se passer du thermos et utiliser la source d’eau chaude à proximité, au prix de quelques odeurs de soufre dans notre si bon plat.

Pour le retour, nous décidons de contourner la coulée de lave, en faisant un petit détour par le cratère d’où est issue cette coulée. Ça grimpe encore, et des fumées sortent de nulle-part. Ou plutôt devrais-je dire de partout…

Le retour se passe en partie sous la pluie, à travers la coulée de lave. La roche mouillée par la pluie est d’un noir brillant, clairsemée d’une toison de mousses vert fluorescent. Cette atmosphère surnaturelle en est presque inquiétante… De retour au camping, nous passons près des sources chaudes, dans lesquelles nous avons préféré ne pas nous détendre, en raison d’une larve présente dans l’eau (lire l’article sur Landmannalaugar).

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Islande : Ljötipollur

3 octobre 2011

Le Ljötipollur (prononcer :  lyeutipotlur) est un lac niché dans le cratère d’un volcan, comme on en rencontre souvent en Islande, me direz-vous. Ici, la roche prend une teinte rouge vif, qui contraste avec le vert des mousses (rien à voir avec un verre de bière mal servi) et le bleu de l’eau du lac. Rouge, vert, bleu : un mélange détonant pour un paysage saisissant !

Étrangement, Ljötipollur signifie « mare moche ». Personnellement, je trouve ce lac magnifique, même lorsque le ciel est gris (et c’est le cas sur les photos).

Ce volcan est relativement récent : sa création remonte à l’an 1480. Une poche de magma cherche à remonter à la surface. Lors de son ascension, elle fait une rencontre inattendue avec une nappe phréatique. Se produit alors une éruption dite phréatomagmatique : le choc thermique provoque une violente explosion et donne naissance à ce grand cratère de 1,5 km de longueur. L’eau fait alors refroidir le magma et rebouche ainsi élégamment la gigantesque plaie, masquant le fond sans doute quelque peu chaotique. Ce type de cratère s’appelle un maar. De telles formations ne sont pas si rares que ça, nous en avons même en France ! En Auvergne, mais aussi en Ardèche où se trouve le Lac d’Issarlès, le plus profond maar de France avec 138 mètres de profondeur (près de 45 étages).

Pour mieux vous rendre compte du paysage autour du Ljötipollur, je vous ai préparé une petite surprise : il s’agit d’une vue panoramique interactive grâce à laquelle vous pourrez admirer le paysage, comme si vous y étiez !

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Islande : Landmannalaugar

28 septembre 2011

Le Landmannalaugar (prononcer :  lanedmatnaleuïgar) est une vaste région au centre de l’Islande près du volcan Hekla, sans doute le volcan le plus actif d’Islande, qui a encore fait parler de lui pas plus tard qu’en juillet 2011 (sans pour autant entrer en éruption). L’activité volcanique a été (et est toujours à certains endroits) tellement intense qu’elle y a forgé des paysages spectaculaires et très colorés. On y voit des montagnes rouges, oranges, grises ou vertes, des lacs bleus, des coulées de lave bien noires partiellement recouvertes d’une mousse très verte… Les fumerolles et les glaciers sont aussi de la partie.

Mais accéder à cet endroit est loin d’être simple : la plupart des routes étant interdites aux simples véhicules de tourisme, il faut s’équiper d’un 4×4 pour y circuler à peu près convenablement. Là-bas, les routes croisent de multiples petites rivières qu’il faut traverser, mais il n’y a pas de pont…

Qu’on se rassure : le courant n’est pas très important, et il y a 50 cm d’eau, tout au plus. D’ailleurs, en parlant d’eau, la région est aussi équipée en sources chaudes, dont la température avoisine les 40° ! Malheureusement, depuis quelques années, une larve issue du canard a décidé d’élire domicile dans cet endroit idyllique. Son effet sur l’homme est encore assez méconnu mais ne semble pas être trop dangereux. Mais quand on sait que ça paralyse les canards, le choix est vite fait : on ne se baigne pas !

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Islande : Gullfoss

26 septembre 2011

Après Þingvellir et Geysir, nous terminons la journée par l’impressionnante chute d’eau Gullfoss (prononcer :  gutlvoss), littéralement « chute d’or ».

Après 40 km depuis son glacier originel, le Langjökull (prononcer :  laongyeucutl), la rivière Hvítá (prononcer :  kfitao) s’élance dans une double chute d’eau majestueuse pour se jeter dans un canyon et alors reprendre son calme. Les embruns laissent présager de jolis arcs-en-ciel lorsque le soleil est aussi de la partie, ce qui n’était malheureusement pas le cas ce jour-ci.

La beauté du lieu se passe de tout commentaire. (Qui a dit que je n’avais plus le courage d’écrire ? Qui ?)

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Islande : Geysir

26 septembre 2011

Après avoir visité la faille de Þingvellir, nous reprenons la route en direction de Geysir (prononcer :  guieillesir), toujours à bord de notre fidèle destrier japonais.

Geysir est le petit nom d’une particularité géologique assez étonnante, et non moins amusante, qui consiste en une sorte de marmite naturelle pleine d’eau bouillonnante expulsant vers le ciel, à intervalles quasi-réguliers, un puissant jet d’eau pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Geysir n’est pas la seule formation géologique du genre : il en existe plusieurs en Islande, mais aussi dans le Parc de Yellowstone aux États-Unis d’Amérique. Le mot geyser tire son origine de cette curiosité de la nature.

Même si l’on parle toujours de Geysir, c’est son petit frère Strokkur qui a pris la relève et qui anime désormais le lieu. Moins puissant que son aîné, Strokkur est en revanche plus généreux et offre une éruption toutes les 5 minutes environ, à une vingtaine de mètres de hauteur. Geysir, lui, n’en offre que trois par jour, mais parfois à plus de 120 mètres de hauteur, soit la hauteur d’un immeuble de… 40 étages ! Respect aux anciens !

Alors c’est bien joli tout ça, mais comment ça marche, un geyser ?

Il faut savoir qu’il existe plusieurs types de geysers mais que, globalement, le principe reste toujours le même. Une cavité en profondeur est remplie d’eau chauffée à haute température par du magma très proche. Au fond de la cavité, l’eau plus chaude tend à remonter (sa densité étant plus faible). Si l’ouverture jusqu’à la surface est assez étroite par rapport à la cavité, et suffisamment haute, la colonne d’eau plus froide va faire pression et maintenir l’eau plus chaude en bas… jusqu’à ce que l’eau entre en ébullition et qu’une bulle suffisamment conséquente se forme et remonte dans la colonne, chassant ainsi vers le haut toute l’eau qui s’y trouve et provoquant alors un jet d’eau et de vapeur. Rien ne vaut un schéma, me direz-vous ! Que nenni, ma foi : nous sommes en 2011 et vous avez droit à une vidéo explicative du fonctionnement d’un geyser ! Si, si, si !

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Islande : faille de Þingvellir

16 septembre 2011

Þingvellir (prononcer :  thinkvetlir, avec un -th à l’anglaise) est un parc naturel d’Islande et haut lieu touristique de par son aspect géologique, mais aussi historique. En effet, il fût l’emplacement du parlement islandais dès sa création en 930, ce qui en fait l’un des parlements les plus anciens au monde. Þingvellir tire d’ailleurs sont nom de cet événement et signifie « la plaine du Parlement ». Depuis 2004, ce lieu est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

D’un point de vue géologique, le parc naturel de Þingvellir est surtout connu pour sa faille, zone où les plaques tectoniques européenne et américaine divergent. C’est d’ailleurs, à ma connaissance, le seul endroit où l’on peut voir les deux plaques sans avoir à prendre son matériel de plongée ! Ainsi, à cet endroit, la faille s’élargit de 3 mm par an pendant que le sol s’affaisse de 0,4 mm. Ceci est évidemment une moyenne, ces changements se faisant par à-coups. L’activité sismique n’est pas décelable sur le site : tout paraît ainsi figé depuis des siècles. Toutefois, la tectonique des plaques est bien réelle et a donné lieu à la création de plusieurs autres fissures, de moindre taille, dont certaines sont remplies d’une eau très limpide, légèrement bleutée. À certains endroits, j’estime la profondeur à près de 5 mètres : on voyait clairement le fond tapissé de pièces de monnaie jetées par les touristes, brillant de mille reflets argentés.

Non loin de là se trouve le lac de Þingvellir, plus grand lac naturel d’Islande. Les roches volcaniques très sombres qui en composent le fond et le ciel chargé en nuages gris ne nous ont pas permis de faire des photos qui témoignent de la beauté du lieu.

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