Islande : Geysir

26 septembre 2011

Après avoir visité la faille de Þingvellir, nous reprenons la route en direction de Geysir (prononcer :  guieillesir), toujours à bord de notre fidèle destrier japonais.

Geysir est le petit nom d’une particularité géologique assez étonnante, et non moins amusante, qui consiste en une sorte de marmite naturelle pleine d’eau bouillonnante expulsant vers le ciel, à intervalles quasi-réguliers, un puissant jet d’eau pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Geysir n’est pas la seule formation géologique du genre : il en existe plusieurs en Islande, mais aussi dans le Parc de Yellowstone aux États-Unis d’Amérique. Le mot geyser tire son origine de cette curiosité de la nature.

Même si l’on parle toujours de Geysir, c’est son petit frère Strokkur qui a pris la relève et qui anime désormais le lieu. Moins puissant que son aîné, Strokkur est en revanche plus généreux et offre une éruption toutes les 5 minutes environ, à une vingtaine de mètres de hauteur. Geysir, lui, n’en offre que trois par jour, mais parfois à plus de 120 mètres de hauteur, soit la hauteur d’un immeuble de… 40 étages ! Respect aux anciens !

Alors c’est bien joli tout ça, mais comment ça marche, un geyser ?

Il faut savoir qu’il existe plusieurs types de geysers mais que, globalement, le principe reste toujours le même. Une cavité en profondeur est remplie d’eau chauffée à haute température par du magma très proche. Au fond de la cavité, l’eau plus chaude tend à remonter (sa densité étant plus faible). Si l’ouverture jusqu’à la surface est assez étroite par rapport à la cavité, et suffisamment haute, la colonne d’eau plus froide va faire pression et maintenir l’eau plus chaude en bas… jusqu’à ce que l’eau entre en ébullition et qu’une bulle suffisamment conséquente se forme et remonte dans la colonne, chassant ainsi vers le haut toute l’eau qui s’y trouve et provoquant alors un jet d’eau et de vapeur. Rien ne vaut un schéma, me direz-vous ! Que nenni, ma foi : nous sommes en 2011 et vous avez droit à une vidéo explicative du fonctionnement d’un geyser ! Si, si, si !

Excursions

Islande : faille de Þingvellir

16 septembre 2011

Þingvellir (prononcer :  thinkvetlir, avec un -th à l’anglaise) est un parc naturel d’Islande et haut lieu touristique de par son aspect géologique, mais aussi historique. En effet, il fût l’emplacement du parlement islandais dès sa création en 930, ce qui en fait l’un des parlements les plus anciens au monde. Þingvellir tire d’ailleurs sont nom de cet événement et signifie « la plaine du Parlement ». Depuis 2004, ce lieu est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

D’un point de vue géologique, le parc naturel de Þingvellir est surtout connu pour sa faille, zone où les plaques tectoniques européenne et américaine divergent. C’est d’ailleurs, à ma connaissance, le seul endroit où l’on peut voir les deux plaques sans avoir à prendre son matériel de plongée ! Ainsi, à cet endroit, la faille s’élargit de 3 mm par an pendant que le sol s’affaisse de 0,4 mm. Ceci est évidemment une moyenne, ces changements se faisant par à-coups. L’activité sismique n’est pas décelable sur le site : tout paraît ainsi figé depuis des siècles. Toutefois, la tectonique des plaques est bien réelle et a donné lieu à la création de plusieurs autres fissures, de moindre taille, dont certaines sont remplies d’une eau très limpide, légèrement bleutée. À certains endroits, j’estime la profondeur à près de 5 mètres : on voyait clairement le fond tapissé de pièces de monnaie jetées par les touristes, brillant de mille reflets argentés.

Non loin de là se trouve le lac de Þingvellir, plus grand lac naturel d’Islande. Les roches volcaniques très sombres qui en composent le fond et le ciel chargé en nuages gris ne nous ont pas permis de faire des photos qui témoignent de la beauté du lieu.

Excursions

Islande : fumerolles de Gunnuhver

14 septembre 2011

Arrivés à l’aéroport de Keflavik, nous récupérons la voiture de location : un 4×4 Suzuki assez joli (aussi joli qu’un 4×4 puisse être…), spacieux, confortable, régulateur de vitesse, boîte de vitesses automatique, climatisation, lecteur MP3 (dommage que nous n’ayons pas pensé à faire des CD MP3)… L’agence de voyages 66° Nord ne s’est pas moquée de nous. Mais nous comprendrons assez vite l’intérêt du 4×4…

On part faire le tour de la péninsule de Reykjanes (prononcer :  reillequianès), au sud-ouest du pays. C’est très vert, très aéré, très calme et très propre. Très ensoleillé aussi, mais ça, ce n’est pas constant… Au bord de l’océan, des emplacements de camping sont en accès libre.

Un peu plus loin, on découvre les fumerolles de Gunnuhver (prononcer :  gunnukver). Attention où on met les pieds, le sol est très chaud et peut atteindre les 100° ! On comprend mieux pourquoi autant de fumée se dégage du sol, et c’est sans parler de la forte odeur de soufre qui règne dans la région… Le sol est d’ailleurs couvert de concrétions sulfureuses. La petite passerelle est alors la bienvenue pour permettre aux plus curieux que nous sommes de nous approcher au plus près de ces phénomènes géothermiques étranges et qui témoignent de la présence de magma à une profondeur assez proche de la surface. Ça fait chaud aux pieds, mais aussi froid dans le dos ! Tout près de là, une usine géothermique tire profit de cette energie gratuite et naturelle…

Le bruit de la fumée est assez impressionnant, et on entend même des gargouillis, sans doute dûs à de l’eau en ébullition sous la surface.

Suite : faille de Þingvellir

Excursions

Ah, l’Islande !…

13 septembre 2011

Depuis des années, l’Islande est un pays qui me fascine. Le côté sauvage, la nature encore préservée et la géologie y sont pour beaucoup. Je ne sais comment vous dire à quel point je suis heureux d’y être allé récemment ! Et bien sûr, je suis très heureux à l’idée de vous narrer ce magnifique voyage dans cette incroyable contrée.

Mais avant de vous détailler mon voyage, illustré de moult photos et vidéos, je voudrais vous dire quelques mots à propos de l’Islande. Un peu en vrac, certes, mais une liste de choses originales qui m’ont interpellé. Je connaissais déjà certaines de ces anecdotes, mais j’espère vous les faire découvrir !

En Islande, le concept de nom de famille qui se transmet de père en fils n’existe pas. Le nom patronymique est composé du prénom du père (ou de la mère) suffixé par dóttir (prononcer : dautir) pour les femmes et par son (prononcez : sone) pour les hommes. D’ailleurs, plus tard, on peut choisir si on compose notre nom patronymique avec le prénom de papa ou celui de maman. Si j’étais né en Islande, je me serais appelé Frédéric Fils d’Yveline. Mais finalement, peu importe ! Le nom ne sert pas à grand-chose : on s’appelle par le prénom et le tutoiement est de rigueur. Et pour l’anecdote, dans l’annuaire, les gens sont listées par leur prénom ! Il faut dire que l’Islande ne compte que 300 000 habitants, et que la diversité des prénoms est bien plus étendue que dans nos pays.

La langue islandaise est une langue à part entière, dérivée du norrois, ancienne langue scandinave parlée par les Vikings. La langue a très peu évolué et les islandais peuvent lire les écrits ancestraux sans difficulté. En revanche, pour un non-islandais, la langue est très complexe ! C’est une langue à déclinaison et tout se décline, même les prénoms ! On aime aussi juxtaposer des mots pour en faire un plus long, comme nos amis d’outre-Rhin. Ce qui donne des noms assez complexes à lire ! Et en parlant de lecture, les règles de prononciation ne sont pas simples… ! Ainsi, le nom du volcan qui a tant fait parler de lui en 2010, l’Eyjafjallajökull, se prononce eilla-fiatla-yeukutl (et signifie : le glacier sur les montagnes proches des îles, on parle ici des Îles Vestmann, au sud du pays). Et encore, celui-là est simple : finalement, il n’y a que le -j qui se prononce comme un -y, le qui se prononce -eu (comme en allemand), et le -ll qui se prononce -tl… Facile ! Mais le plus drôle est que les nouveaux concepts technologiques, par exemple, se voient attribuer des noms qui rappellent le caractère ancestral de la langue. Ainsi, ordinateur se dit tölva (prononcer : teulva), que l’on traduirait littéralement par sorcière qui compte !

L’Islande est sans doute le seul pays où, dans la même journée, et à condition d’avoir une voiture, vous pouvez voir l’océan, un glacier, un volcan, une faille volcanique gigantesque, des geysers et des chutes d’eau impressionnantes. Et je vous garde un petit « one more thing »…

Si vous sortez de la route numéro 1, qui fait le tour de l’île en 1339 km, optez pour un 4×4 : traverser une rivière avec 50 cm d’eau et du courant n’est pas très prudent ni raisonnable avec une voiture de tourisme classique. Notez que la condition est d’être arrivé jusque-là sans avoir explosé vos amortisseurs et sans avoir crevé vos deux roues de secours… Car tout le monde en a bien trois, n’est-ce pas ?

J’allais dire « sans plus attendre, passons aux choses sérieuses », mais en fait, si : il va vous falloir attendre que je rédige la suite ! Mais pour vous faire patienter, voici une photo 360° du lac Ljötipollur (prononcer : lyeutipotlur), niché dans le cratère d’un volcan. On ne peut pas faire plus classique comme photo de l’Islande !

Personnellement, je l’aurais bien appelé « Lac RVB »… Sans doute mon côté geek qui ressort !

Suite : fumerolles de Gunnuhver.

Excursions

Pourquoi j’aime la course à pied ?

3 août 2011

Quand j’étais plus jeune, je n’étais pas vraiment sportif. Je bougeais beaucoup à vélo, mais à l’école, j’avais toujours de sales notes en éducation physique. Je reconnais que j’ai toujours été assez nul et que, de ce fait, je n’amais pas ça. Mais j’ai toujours aimé bouger, à vélo ou à pied. Plus tard, vers 17 ans, j’ai commencé à courir un peu, de temps en temps. Pour garder la forme.

Je me suis réellement et sérieusement mis à la course à pied (CAP) il y a 3 ans. Après une année de badminton, j’ai eu une hernie inguinale. Opération. Repos. Le badminton m’a alors été déconseillé, sans m’être interdit, car c’est un sport qui demande de faire des mouvements parfois brusques et puissants, tout ce qu’il ne faut pas pour une hernie. J’en ai refait un peu, sans trop forcer, mais la hernie a récidivé (1 cas sur 1000 environ). La deuxième fois, j’ai tout de même bien souffert… Même si le proverbe dit jamais deux sans trois, j’ai décidé de ne pas tester la mise à jour vers Hernie 3.0. Le médecin m’a indiqué que la marche était très bonne pour la récupération, et que la course à pied pourrait convenir, car ne nécessite pas trop d’efforts violents de la part des muscles abdominaux. Je me suis donc dit que j’allais « reprendre », après toutes ces années sans courir. Ça n’a pas été facile, mais au moins, la hernie ne s’est pas manifestée depuis. Et en fait, on devient assez vite accro à la course à pied…

Après toute cette longue introduction, voilà donc quelques raisons qui me font aimer ce sport.

En fait, courir c’est… facile.

Par facile, j’entends que ça ne nécessite pas d’apprentissage particulier : l’être humain sait courir. Il n’y a pas de gestes techniques à apprendre, comme au badminton, ni de règles parfois complexes ou tordues qui peuvent créer des désaccords.

C’est bon pour la santé.

Relativisons : c’est bon pour le système cardio-vasculaire, il n’y a pas de doutes. Mais pour les articulations, c’est une autre paire… de manches ! Il faut respecter certaines règles : avoir de bonnes chaussures avec un bon amorti, et préférer les chemins de terre au bitume. On s’affranchit ainsi de pas mal de soucis, du moins à court terme.

C’est bon pour le moral !

C’est bon-bon… Hum, désolé, on ne parle pas de musique ici. Plus sérieusement, après une course, on se sent bien. Toutes ces calories brûlées, toute cette endorphine libérée !

Liberté !

Scoop : on peut courir seul ! On peut ainsi aller à son rythme, partir quand on veut (et quand on peut), il n’y a pas d’horaires à respecter. Pas de transport à prendre : on part de chez soi. On ne dépend pas d’autres personnes (on peut, mais c’est un choix). Je trouve les sports collectifs trop compliqués et trop contraignants : il faut mettre en place des stratégies, les membres dépendent les un des autres, … C’est admirable, mais je n’aime pas.

Par tous les temps…

On peut courir par tous les temps, rien ne l’empêche ! C’est d’ailleurs assez marrant de courir dans la neige qui craque sous chaque foulée, par -10°… Par temps de pluie, ce n’est pas désagréable l’été quand il fait chaud ! En fait, tout est question de motivation, mais il n’y a pas de véritables contraintes climatiques (il faut toutefois faire attention à ne pas glisser en hiver, évidemment).

C’est pas cher !

La course à pied ne nécessite pas d’équipement onéreux, ni d’abonnement hors de prix. L’essentiel est d’avoir une bonne paire de chaussures, que l’on change tous les 1000 km (environ, ça dépend des modèles, on peut aller jusqu’à 1500) (ou tous les ans). Et 1000 km, ça peut arriver vite. Il est d’ailleurs conseillé d’avoir deux paires, et d’alterner leur utilisation : ça ne coûte pas plus cher, chaque paire s’usant deux fois moins rapidement. Si vous vous débrouillez bien pendant les soldes, comptez moins de 100 € d’équipement par an, soit un coût mensuel d’environ 8 €… Allez-y, cherchez un abonnement qui coûte moins cher pour une pratique illimitée en toute liberté ! Après, si vous le souhaitez, vous pouvez investir dans un équipement plus confortable : chaussures plus légères, t-shirt en tissu respirant, … Mais rien d’obligatoire.

Mesurabilité.

On peut facilement mesurer ses performances et sa progression : la distance et le temps sont des données aisément mesurables, surtout de nos jours, avec un iPhone (ou autre Smartphone) dans la poche équipé d’un GPS et d’une application type RunKeeper qui enregistre votre parcours. Cela permet de voir l’évolution des performances dans le temps. Personnellement, je sais que les chiffres m’aident à me motiver : ça me permet de me fixer des objectifs. Cela permet aussi de connaître le kilométrage de vos chaussures, afin de les changer quand vous approchez les 1000 km.

Quelques conseils

Ça parait simple et sans danger, mais il faut respecter certaines règles pour être sûr de ne pas se blesser :

  • Chaussures : toujours courir avec de bonnes chaussures pour avoir un amorti optimal et ainsi éviter les problèmes articulaires. On ne court pas avec n’importe quelles baskets : il existent des chaussures spécialisées pour la course à pied. Et prenez une pointure de plus : pendant la course, le pied gonfle un peu et il est important que les orteils ne touchent pas le bout de la chaussure (sinon, ça fait bobo et ça décourage d’y retourner :-)).
  • Hydratation : sur des distances supérieures à 10 km, il est vivement conseillé de prévoir une boisson pour s’hydrater et éviter les crampes et autres blessures musculaires. Il existe pour cela des ceintures avec des petites gourdes que l’on accroche avec des scratches.
  • Rythme : courez à votre rythme, et ne forcez pas trop. Il ne faut pas terminer une course en étant complètement épuisé. Si pendant la course vous avez un point de côté, arrêtez-vous, soufflez un coup et reprenez un peu moins vite. Un point de côté signifie généralement que votre respiration n’est pas en adéquation avec votre vitesse de croisière.
  • Étirements : toujours bien étirer les muscles quelques minutes après l’effort (voir cette page : étirements) pour éviter les courbatures.
  • Récupérationbien boire après une course et consommer des aliments non gras, le mieux étant l’eau pétillante, les fruits, les laitages (yaourts).
  • Surpoids : éviter de courir si vous êtes en surpoids, vous pourriez vite avoir des problèmes articulaires et dorsaux dus aux violents impacts causés par chaque pas.

Quelques liens intéressants

Il existe beaucoup de forums qui traitent de la course à pied. Chacun y va de ses propres conseils et expériences, et il est important de ne pas tout prendre au pied de la lettre.

Voici quelques sites officiels qui regorgent d’informations et de resources de bonne qualité :

Quelques chiffres

Pour finir, voici quelques chiffres impressionnants :

  • 2 heures, 3 minutes et 38 secondes
    C’est le temps qu’a mis Patrick Makau pour parcourir les 42,195 km du marathon de Berlin en 2011 (c’est actuellement le RM, avec une vitesse d’un peu plus de 20 km/h).
  • 58 minutes et 55 secondes
    RM au semi-marathon (21 km) par Haile Gebreselassie, en 2006. Moi : 1h52…
  • 26 minutes et 22 secondes
    Record mondial au 10 km par, devinez qui !, Haile Gebreselassie (soit presque 23 km/h). Moi : 45 minutes et 30 secondes. Y’a encore du travail…
  • 9,58 secondes
    Record mondial au 100 m par le jamaïcain Usain Bolt (soit environ 37 km/h).
  • 166 km
    C’est l’Ultra-Trail du Mont-Blanc, avec 9500 m de dénivelé positif.
  • 240 km
    C’est environ la distance du Marathon des sables, à parcourir en 6 jours en auto-suffisance alimentaire.
  • 1450
    C’est le nombre de km que va parcourir Frédéric Dion durant 7 semaines (un marathon par jour).

Pour celles et ceux qui veulent suivre mes activités, elles sont sur mon profil RunKeeper.

Sport

Présentation de Xcode 4

1 août 2011

Depuis très longtemps, pour développer des applications Mac, il fallait utiliser deux outils distincts : Interface Builder et Xcode. Le premier, comme son nom l’indique très bien, permet de construire des interfaces graphiques : c’est un outil visuel, dans lequel on crée des interfaces en y plaçant des objets par glisser/déposer et en définissant les propriétés de ces objets. Xcode, lui, c’est l’éditeur de code, principalement Objective-C, C et C++.

Les deux outils étaient séparés et il fallait souvent faire des allers-retours entre les deux durant la phase de création de l’interface d’une application. Chacun de ces deux logiciels disposaient de plusieurs fenêtres, et il était assez facile de ne plus s’y retrouver.

Et puis l’iPhone est arrivé ! Et surtout l’App Store, qui permet à tout développeur de vendre son application, sur un fabuleux marché de plusieurs millions d’utilisateurs. Pour développer une application iPhone, on passait par les mêmes outils : Interface Builder et Xcode. Pour un développeur habitué à des outils comme Eclipse (ou autre Visual Machin-Truc), il faut avouer que la transition ne se faisait pas sans douleur…

Et puis Xcode 4 est arrivé, sans son fidèle compagnon. Et pour cause : Xcode a complètement absorbé Interface Builder ! Les deux ne font plus qu’un. Apple a sans doute voulu rapprocher son outil de développement intégré (IDE) des autres outils pour faciliter la transition depuis d’autres environnements, et aussi pour attirer encore plus de développeurs sur sa plate-forme. Et je dois dire que ce changement me convient très bien :)

En attendant des tutoriels plus développés, je vous propose quelques captures d’écran annotées de ce nouveau Xcode !

Développement

OS X Lion améliore la création de screencasts avec Quicktime

27 juillet 2011

Avec Snow Leopard, Apple avait complètement réécrit Quicktime, pour faire Quicktime X. Au passage, Apple avait ajouté une fonctionnalité intéressante : la possibilité de capturer l’écran sous forme de vidéo, ce qui est très utile pour réaliser des screencasts. Seulement voilà : on n’a rarement besoin de capturer tout l’écran, mais très souvent une petite partie, focalisée sur l’application dont on veut faire la démonstration. Dans Mac OS X Lion, Quicktime permet maintenant de définir la zone de l’écran à capturer. Petite cerise sur le gâteau : la vidéo peut aussi inclure une animation visuelle des clics de souris, très utile pour que les lecteurs du screencast sachent qu’il s’est produit un clic à tel ou tel endroit de l’interface…

Pour réaliser un screencast d’une partie de l’écran :

  • Lancez Quicktime Player.
  • Menu Fichier > Nouvel enregistrement de l’écran.
  • Choisissez les options dans le menu déroulant à droite. Si vous souhaitez commenter la vidéo de votre douce voix, veillez à bien choisir l’entrée audio correspondant à votre microphone.


  • Cliquez sur le bouton d’enregistrement.
  • Définissez la zone à capturer avec la souris.
  • Cliquez sur Lancer l’enregistrement.

Les options sont assez basiques, et les outils payants (comme Snapz Pro X) ont encore un intérêt pour celles et ceux qui souhaitent personnaliser un peu plus le rendu. Mais la réalisation de petites vidéos explicatives ne nécessite maintenant plus de logiciel payant, ce qui est bien appréciable. Maintenant, je n’aurai plus de raisons de ne pas faire de screencasts… (Même si j’avais Snapz Pro X, payant, qui me permettait de le faire avant…)

LogicielsMac

OS X Lion : mon avis sur Mail

27 juillet 2011

La barre d’outils entièrement grise, on aime ou on n’aime pas. Au début, je n’aimais pas trop et puis après quelques jours de recul, on s’y fait et on apprécie : ça évite l’effet sapin de Noël et ça met en avant le contenu plutôt que le logiciel lui-même.

En dehors de ça, Mail reçoit une mise à jour intéressante, tant visuelle que fonctionnelle ! Voici quelques nouveautés qui ont retenu mon attention…

Présentation en colonnes et groupement des conversations

La présentation par conversation, qui existait déjà auparavant, est maintenant chouette, agréable et surtout… utilisable. C’est simple, sans fioriture, et efficace. Le système fonctionne assez bien, sauf avec certains e-mails réponses en provenance de certains clients de messagerie sans doute un peu exotiques…

Interface générale de Mail avec vue par conversations

La vue en colonnes, que certains plugins proposent pour la précédente version de Mail (comme WideMail), est très adaptée à nos écrans larges et permet d’avoir un aperçu du contenu du message directement dans la liste, ce qui permet de gagner en productivité : les quelques premiers mots d’un e-mail donnent souvent le ton et il est parfois inutile d’ouvrir le message tout de suite. Autre point que j’apprécie : cette vue offre la possibilité d’afficher la photo de l’expéditeur. On peut alors avoir une vue d’ensemble des derniers messages de la boîte de réception en un seul coup d’œil.

Zone de recherche

La zone de recherche, qui était assez simpliste (un simple champ texte pour une recherche plein-texte) devient multi-critères, tout en conservant sa simplicité : un seul champ texte. On commence à saisir ce qu’on cherche et Mail propose des critères au fur et à mesure de la frappe. On peut bien entendu cumuler plusieurs critères et, pour être dans les résultats, un message devra satisfaire tous les critères indiqués : il s’agit ici d’une recherche de type « et », le « ou » n’étant pas disponible (avouons que son utilisation est toutefois bien plus rare).

Là encore, je trouve qu’Apple a joué la carte de la simplicité d’utilisation et de présentation : on est loin d’un formulaire hideux (sur fond orange…) à plusieurs champs qui prend une place incroyablement inutile. J’aime ce genre d’interface très simple mais suffisamment intelligente pour permettre à l’utilisateur de faire quelque chose de finalement assez complexe…

Plusieurs drapeaux différents

On va enfin pouvoir tagger les messages avec plusieurs drapeaux différents ! Avec un seul drapeau, on a vite fait de ne plus en mettre : on les accumule et on ne sait plus quoi faire avec les messages que l’on a marqué. Résultat : on n’ose plus mettre de drapeau ! Là, en marquant un message avec le drapeau Bleu, on sait tout de suite qu’on doit… euh… Ben, bleu, c’est pas très parlant, en fait. Qu’à cela ne tienne : direction les Préférences pour les renommer… Ah ben non, ce n’est pas prévu et c’est bien dommage. J’aurais vraiment préféré Travail, A lire ce soir, Urgent à Vert, Gris ou Rouge. Peut-être dans une prochaine mise à jour ?

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OS X Lion : mon avis sur Mission Control, Launchpad et apps plein écran

26 juillet 2011

Misson Control

Pour être franc, je n’ai jamais utilisé Spaces, le système de bureaux virtuels introduit dans Leopard (10.5). Je n’ai pas su l’adopter, je ne m’y retrouvais jamais. Mission Control rassemble Exposé et Spaces.

Je trouve l’idée très bonne, et la réalisation à la hauteur de l’idée : c’est simple, cohérent, joli et fluide. Et le Dashboard gagne en lisibilité sur fond de texture sombre, contrairement à un bureau trop légèrement assombri ! Bref, une grosse amélioration pour moi.

Launchpad

Launchpad (zone de lancement, en français) permet de rassembler toutes les applications dans une interface à la iOS : des planches d’icônes que l’on fait défiler, quand on a trouvé l’application on clique, ça la lance. On peut, comme sur iOS, regrouper des applications dans des dossiers, ce qui est assez pratique pour organiser un minimum ses logiciels, histoire de ne pas avoir à défiler sur 15 pages. L’accès à Launchpad se fait grâce à un geste à 4 doigts que je trouve particulièrement bien choisi !

Bref, l’idée est bonne, la réalisation assez chouette, mais quand on est habitué à son Dock et à Spotlight, l’intérêt n’est pas fondamental. C’est bien pour les nouveaux arrivants sur Mac, mais je m’en passerais sans problème. (Cela dit, j’ai tout de même pris du temps pour m’amuser à créer des dossiers pour y ranger mes applications…).

Applications plein écran

J’étais dubitatif, et je me disais que ça ne servirait pas à grand-chose. Eh bien, en fait, j’aime bien la mise en oeuvre et l’intégration avec Mission Control : une application plein écran devient un bureau virtuel. Cela permet de se concentrer sur son travail : pas de Dock visible, pas de notifications de Mail ou de Skype qui viennent nous sortir de notre réflexion… iTunes, Mail et OmniGraffle sont maintenant en plein écran chez moi et j’aime vraiment bien ! (Même si OmniGraffle a encore des petites choses à revoir en mode plein écran…)

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OS X Lion : mes premières impressions

25 juillet 2011

Image de OS X Lion, provenant du site d'AppleFan d’Apple qui se respecte, j’étais très impatient de voir et tester le dernier félin d’Apple, Lion. J’ai craqué le jour même, et j’ai déboursé les 23,99 € qui permettent d’approcher la bête. Je n’irai pas par quatre chemins : j’aime beaucoup cette nouvelle mouture ! Il y a plein de grandes nouveautés, toutes aussi amazing les unes que les autres, mais Lion fourmille de petites améliorations visuelles et fonctionnelles. J’aime bien ces petits détails qui transforment quelque chose de bon en quelque chose d’excellent…

Je vous propose donc de vous présenter quelques nouveautés de Lion et de vous livrer mon avis. Je pensais faire un seul article, mais c’est bien trop long. Je vais donc découper ce petit dossier en plusieurs articles, qui vont suivre dans les jours qui viennent !

Mais avant de nous quitter si brusquement, j’aimerais dire 153 mots à propos du mode de distribution et du prix. Pour le moment, Lion n’est disponible que depuis le Mac App Store. Il faut donc télécharger près de 3,5 Go, ce qui n’est pas une mince affaire, pour peu qu’on soit éloigné de son NRA. Étant proche du mien (et donc ayant un bon débit), ce mode de distribution me convient : il permet d’éviter la fabrication et le transport de DVD à usage presque unique ; on ne réinstalle pas Mac OS tous les jours. Ni tous les mois. Ni même tous les ans… Apple peut alors en profiter pour réduire le coût final de son système : si le coût (économique et écologique) pour presser un DVD est très bas aujourd’hui, le transport (sans doute par avion) l’est sans doute moins. Le résultat : une mise à jour majeure pour 23,99 € ! Ça vous fera 6,90 € le million de kilos d’OS, ma p’tite dame ! À ce prix-là, soyons honnêtes, on n’essaie pas de l’obtenir par des moyens détournés : on achète.

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